La maintenance, appliquée au monde du cinéma

Numa dans une salle de cinéma

Ouverts (normalement) toute l’année, les 2045 cinémas Français et leurs 6114 écrans ont une maintenance, de leurs machines, importante. Les cabines regorgent de technologies à entretenir afin de proposer le meilleur service. Ces responsables cabines sont-ils formés à ces technologies ? Les nouvelles technologies facilitent-elles la projection des films ? Quel est l’avenir technologique du cinéma ?

Le cinéma d’avant

Projecteur de cinéma à bandes en gélatine
Projecteur de cinéma à bandes

On a tous l’image en tête des projecteurs d’époque, ces bandes projetées directement sur l’écran des salles sombres.

Les projecteurs utilisaient des bandes en gélatine, une bobine émettrice et une bobine réceptrice. Sur ces machines, de nombreux éléments étaient à maintenir en bon état de fonctionnement : les roulements, l’état des bobines, la lampe, le prisme… Tous ces éléments qui peuvent nécessiter une maintenance régulière et très importante.

Depuis les années 2000, le tout numérique

Projecteur à xénon (modèle DP2K-15CLP, BARCO)

C’est au début du siècle que les projecteurs numériques se sont démocratisés : la bobine est remplacée par un signal numérique, le film étant reçu par DCP (disque dur où est stocké le film. On peut accéder au fichier uniquement grâce à une clef, une combinaison de chiffres et de lettres qui permettent d’accéder à la lecture) ou directement téléchargé en ligne, via des plateformes adaptées.

Sur ces machines, les problématiques sont quasiment identiques : changements réguliers des ampoules (xénon*) mais moins fréquent qu’avant… De plus, ces machines ne sont pas complètement automatisées : ils ne sont pas pilotables à distance, par exemple. De plus, des contrôles réguliers sont à prévoir.

*Ampoules contenant un gaz dangereux dans chaque ampoule qui peut créer des accidents

…mais la technologie continue de faciliter la maintenance

Ces dernières années sont rythmées par la mise en place de projecteur laser : plus lumineux, moins de maintenance, une très grande qualité d’image… tous les arguments y sont ! Pas besoin de changement d’ampoule, les LED ont une durée de vie décuplée.

Aujourd’hui, les anciens projecteurs à lampe deviennent plus modulaires. Plus besoin de changer l’ensemble du projecteur lorsqu’il a un souci, ou de le démonter hasardement. Les pièces peuvent être changées facilement. Bien souvent, les personnes formées pour réaliser ces tâches sont les responsables projections. Pour les cas de réparation demandant une expertise, une assistance est généralement comprise lors de l’achat des machines.

Comment ne pas parler du son ?

Le son ? Le son ! Que serait une salle de cinéma sans un bon son. Pour gérer l’envoi du son dans les salles, tout est géré par des racks.

Ces grandes colonnes permettent de piloter chaque haut-parleurs d’une seule salle de cinéma. Ils sont principalement accrochés sur les murs gauche et droite ainsi que derrière la toile blanche sur laquelle est projeté le film.

Les nouvelles technologies jusque dans les sièges

Les salles sombres réservent parfois des surprises :

  • Les salles Dolby Atmos. Ce sont des salles avec un son spatialisé. Lorsque vous regardez un film d’action, et qu’une balle est tirée derrière vous, vous l’entendez derrière vous. Ce système nécessite souvent de lourds travaux, tout en pensant à sa maintenance : si un haut-parleur ne fonctionne plus, il faut pouvoir le réparer rapidement.
  • Les salles 4D. Apparues en France dans les années 2010, vous ajoutez à la 3D traditionnelle une quatrième dimension. Celle-ci est vécue grâce à des sièges articulés, des gouttelettes projetées, de la fumée dans la salle ou encore des odeurs en fonction de la scène du film. Les salles de jeux d’arcade se remplissent aussi, de ce genre d’appareils.

Ces technologies demandent des vérifications régulières : un siège ne peut pas s’arrêter de fonctionner au cours d’une séance. En termes d’image envers le client, ce n’est pas favorable. Il faut réussir à prévoir et anticiper les réparations.

Durant ces dernières années, une évolution importante des outils technologiques a permis à l’exploitation cinématographique de changer son mode de fonctionnement. Cela a entrainé une évolution de la maintenance de ces outils. Une exigence en connaissances en électronique est apparue, pour les maintenanciers. On peut alors se demander de quelle façon va évoluer ce métier. Est-ce que les fours à pop-corn projetteront les séances de Avatar 3 ?

Malgré ces évolutions, les fondamentaux de la maintenance sont toujours présents.

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