Vidange, assainissement… méthanisation ! et la Maintenance dans tout ça ?!

Comme dans tout site industriel, le bon fonctionnement d’une structure qui collecte des déchets comme l’entreprise Labat Assainissement, dépend, aussi et surtout, du bon entretien du matériel et des appareils. Bref, d’une bonne maintenance !

Ici, des citernes, des silos, des plateformes de stockage et beaucoup, beaucoup, de tuyauteries, vannes, pompes, agitateurs… Donc, tous les mécanismes et équipements en charge de la circulation des différents produits. Sans oublier, pour la méthanisation (car c’est la particularité du Groupe LABAT dont Labat Assainissement fait partie), les bactéries anaérobies auxquelles il faut porter une attention particulière. C’est grâce à elles, et à leur travail de digestion, que les matières organiques présentes dans les déchets (lisiers, fumiers, graisses animales, boues de vidange, et de station d’épuration…) peuvent générer du méthane (CH4). Ce méthane est ensuite valorisé en produisant de l’électricité. Une électricité verte, qui valorise les déchets de nos activités humaines.

XL Méthalandes va plus loin. Le digestat issu de la méthanisation est traité de manière à en extraire des engrais minéraux de grande valeur nutritionnelle pour les cultures agricoles, d’une part. Et, d’autre part, de l’eau osmosée, dite pure, issue d’un process d’ultrafiltration suivi d’osmose inverse.

Un des aspects spécifiques de la Maintenance sur un site de Méthanisation, est la production non-stop 24h/24 et 7j/7. Elle suppose une surveillance permanente, avec des enjeux importants sur le process. Au-delà de l’organisation des astreintes, il faut être capable d’intervenir sans interrompre (ou le moins longtemps possible) le processus de digestion des bactéries. Il faut pour cela, disposer d’une organisation solide dédiée au dépannage. Avoir le diagnostic le plus précis possible est essentiel. Tout comme réduire au maximum le temps de dépannage. L’équipe de maintenance est ainsi dotée du matériel spécifique lui évitant d’avoir à attendre l’intervention d’une équipe extérieure.

Autre particularité, en méthanisation, le côté biologique est très sensible, notamment aux variations de températures. Cela amène l’équipe à une veille permanente. « Il s’agit à la fois d’un domaine très technique avec des interactions permanentes avec le biologique. Les deux (le technique et le biologique) sont faits pour tourner ensemble. Et notre rôle est de faire que cela se passe au mieux. », indique Laurent Dumartin, responsable d’exploitation du site de XL Méthalandes. Pour lui, la « formule gagnante », c’est le travail en tandem : équipe technique & équipe bio.

Enfin, selon les types d’intrants (déchets des industries agro-alimentaire, lisiers, fumier, boues de vidange, etc.) il faut sans cesse adapter les réglages. Et donc, entretenir le matériel, pour qu’il supporte ces adaptations et leur fréquence. « Le fait est que nous avons la chance, au Groupe LABAT, d’avoir un patron qui innove tout le temps. Du coup, on est toujours en train de chercher des solutions d’amélioration, d’optimisation et d’adaptation (voire de faisabilité !) en fonction des projets. Il nous fait sortir des sentiers battus. Et pour cela, il faut arriver à se projeter. On ne peut pas s’ennuyer ! » conclut Laurent Dumartin.

(crédits photos : Alice HELT – Sophie FERRE – Cyrille VIDAL).

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